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dijous, 3 de novembre de 2011

« Vendée, du génocide au mémoricide »

« Vendée, du génocide au mémoricide » : un livre de Reynald Secher

02/11/2011 – 12h30
NANTES (NOVOpress Breizh) – L’historien Reynald Secher, spécialiste
des guerres de Vendée, sera à Nantes le mardi 8 novembre (1) pour
présenter son dernier ouvrage « Vendée, du génocide au mémoricide »,
qui vient de sortir aux éditions du Cerf.

La parution de « La Vendée-Vengé » en 1986, inspiré de sa thèse
d’État, avait eu à l’époque un grand retentissement et déclenché une
vive polémique dans le monde des historiens. Dans cet ouvrage, préfacé
par Jean Meyer, Reynald Secher faisait part de sa réflexion sur la
nature de la répression en Vendée. Selon lui on se trouve en effet en
présence d’un génocide légal.

L’auteur fonde sa thèse sur les trois lois spécifiques à la Vendée qui
furent votées par la Convention : la première en date du 1er août 1793
prescrivant l’extermination des hommes, la déportation des femmes et
des enfants et la destruction du territoire ; la seconde le 1er
octobre qui prescrivit l’extermination de tous les Vendéens dénommés «
brigands » ; la troisième le 7 novembre qui ordonna le retrait du nom
de « Vendée » pour un nouveau nom « Vengé ».

Se fondant sur ces lois, l’armée républicaine, sous les ordres du
général Turreau, entreprit de mettre en œuvre ce plan d’anéantissement
et d’extermination. Dans une correspondance officielle datée du 24
janvier 1794, Turreau explique que grâce à son action il n’y aura plus
d’habitants, d’habitats et d’économie en Vendée. Le 8 février 1794,
son plan reçut l’aval du Comité de salut public par l’intermédiaire de
Lazare Carnot.
Arc de triomphe : le général Turreau y figure en bonne place

Arc de triomphe : le général Turreau y figure en bonne place. Source :
guerredevendee.canalblog.com

25 ans après, le nouveau livre de Secher revient donc sur un des
épisodes les plus noirs de l’histoire de la Révolution. Reprenant dans
une première partie la question du génocide commis contre la Vendée et
une partie de l’Ouest de la France par la Convention et le Comité de
salut public en 1793-1794, il aborde dans sa seconde partie une
question encore largement ignorée des historiens : le mémoricide.

Citant de nombreux exemples, l’auteur souligne combien les bourreaux,
leurs descendants et leurs « ayant droit » politiques républicains ont
tout fait depuis 1794 non seulement pour effacer les traces de leurs
crimes, mais pour contraindre les descendants des victimes à refouler
le souvenir du traumatisme individuel et collectif. Les commentaires
sur la période révolutionnaire et l’action de Carrier du musée de
l’histoire de NANTES au château des Ducs de Bretagne, conçu par J. C.
Martin, l’historien officiel de J.M. Ayrault, sont une bonne
illustration de ce phénomène.

Avec la question du mémoricide, Reynald Sécher n’hésite pas à soulever
une question historique qui ne manquera pas de faire débat. Il s’en
était expliqué dans un entretien accordé à NOVOpress le 14 juillet
dernier.