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dijous, 15 de març de 2012

Le droit de posséder une arme est un élément fondamental de la démocratie

Réflexion de Pancraç, membre du PNAC, pour la fédération Nord catalane du PNAC

Le droit de posséder une arme est un élément fondamental de la démocratie

L’État français limite aujourd’hui considérablement le droit de porter une arme à feu ou de la détenir à son domicile. Seuls les policiers, les gendarmes ou les convoyeurs de fonds sont autorisés à en porter une. Les citoyens n’ont même plus le droit d’en posséder une à leur domicile pour défendre leurs biens et leurs familles.

Des campagnes de désinformations systématiques sont menées régulièrement. De temps à autre, d’effroyables tueries aux États-Unis permettent à nos journalistes de stigmatiser la violence que générerait la société américaine. L’antiaméricanisme viscéral et le rejet bien naturel de la violence rendent impossible tout débat de fond sérieux sur la question.

L’histoire nous enseigne que le port d’arme a toujours été la marque de l’homme libre et du citoyen, par opposition au serf, à l’être opprimé. En France, la fin de l’Ancien Régime a coïncidé avec celle du privilège du port des armes. Le deuxième amendement de la Constitution américaine, rédigé en 1791, précise : « Une milice bien régulée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, il ne sera pas porté atteinte au droit du peuple de posséder et de porter des armes. »

De nombreux pseudo-arguments fleurissent dans le discours officiel hexagonal. Ceux-ci tendent à conforter le préjugé selon lequel une société pacifique serait une société désarmée. Pour les adversaires du droit de porter les armes, il s’agit de semer la peur dans les esprits en insistant sur la dangerosité des armes et sur le spectre de bandes armées dont on ignore d’où pourraient-elles bien surgir si elles n’existaient déjà.

On retrouve tous les poncifs républicains sur le thème dans cette intervention de Nicolas Sarkozy à RTL du 22 septembre 2006 : «… dans la conception de la République qui est la mienne, la sécurité c'est la responsabilité de l’État, je suis contre les milices, je suis contre les détentions d'armes au domicile […] je comprends parfaitement votre exaspération […], mais la réponse, elle est dans l'efficacité des services de police et de gendarmerie, elle est dans l'efficacité de la réponse judiciaire, elle n'est pas dans la détention d'arme à domicile. »

Pourquoi nos dirigeants politiques veulent-ils nous faire croire que nous serions plus libres en perdant le droit de nous défendre nous-mêmes ? Pour nous faire accepter une nouvelle servitude ! En 1897, Maurice Barrès observait : « la première condition de la paix sociale est que les pauvres aient le sentiment de leur impuissance ». Comment pourraient-ils avoir ce « sentiment », s’ils possédaient des armes ? L'absence d'armes dans la population est une des conditions de la domination d’un régime oppressif et la première mesure avant tout massacre est toujours le désarmement des futures victimes. L’existence d'armes non gouvernementales constitue le seul espoir de liberté pour leurs propriétaires. Aujourd’hui l’État français est devenu une usine à gaz pléthorique, ruinée mais dépensière et qui risque se révéler toujours plus oppresseur. Un régime qui enlève leurs armes à des honnêtes citoyens n’est-il pas à la veille de sombrer dans la tyrannie ?

En fait, les prohibitionnistes s’efforcent d’écarter les bonnes questions : est-ce le nombre de victimes par armes à feu qui est important ou le taux général de criminalité ? Faut-il interdire aux citoyens honnêtes de posséder une arme ? Il paraît bien évident que les lois prohibant la possession d’armes ne sont autres choses que des dispositions qui désarment les victimes potentielles. Nul n’ignore en effet que les voyous seront toujours armés. La Loi peut, certes, les inciter à cacher leurs armes, mais eux pourront toujours s’en procurer. Prétendre que la légalisation des armes conférerait un avantage aux criminels est parfaitement stupide.

La police ne peut protéger les victimes au moment de leur agression puisqu’elle n’est pas présente en général sur les lieux. Une enquête sera bien sûr ouverte… après les faits. Malgré cela, la propagande officielle s’efforce de faire croire que le service de police secours assurerait efficacement la protection de la population. Diverses études scientifiques ont révélé que la criminalité est plus importante dans les zones où les citoyens ne possédaient pas d’arme à feu du fait d’une législation prohibitive.

La question de la possession des armes à feu a fait l’objet d’une étude magistrale par John R. Lott, directeur d’études à l’Université de Chicago[1]. En 1977, seuls huit États accordaient à leurs citoyens le droit de porter des armes dissimulées. De 1977 à 1992 dix autres États américains ont aussi libéralisé le port d’arme. Les conclusions de l’analyse révèlent que la libéralisation du port d’armes a réduit de 7,7 % le nombre de meurtres, de 5,3 % le nombre de viols et de 7,0 % le nombre d’agressions violentes dans les régions où elle a été appliquée. Si l’ensemble des États-Unis avait libéralisé le port des armes pendant la période donnée, 1 500 décès et 4 000 viols auraient été évités. Par ailleurs, les tueries publiques ont disparu, pendant la période d’observation, dans les États où le port d’armes était autorisé. Enfin, les taux de crimes violents étaient 81 % plus élevés dans les États restreignant le port d’armes.

Ainsi, les affirmations dogmatiques sur la question se révèlent bien dangereuses. Combien d’innocents, en effet, ont-ils été victimes de crimes parce qu’ils ont foi dans les promesses lénifiantes des autorités et les discours hostiles à la responsabilité individuelle ? Ces affirmations ont aussi dangereuses pour la démocratie, car l’échec patent de « la conception de la République » de Nicolas Sarkozy ne peut conduire qu’à un cercle vicieux : l’augmentation de la criminalité et le renforcement permanent de l’appareil répressif d’État.

Pancraç



[1] John R. Lott, More Guns, Less Crime, Chicago, University of Chicago Press, 1998.

1 comentari:

Ramon ha dit...

A Catalunya, abans de la defeta del 1714, tothom tenia una arma a casa seva. És ben sabut que la milícia civil era la força armada habitual (Miquelets, Coronela...). El Borbó, no només prohibeix aquasta pràctica, sinó que fa fermar els ganivets de cuina amb una cadena a les taules. Si la història agués anat diferent, possiblement ens assemblaríem més a Suïssa o als EUA en aquesta qüestió de les armes.
Per tant, el desarmament dels catalans se'ns va fer pel simple i bàsic motiu de sotmetre'ns. I actualment se'ns continua desarmant: en poder econòmic, en teixit industrial, amb l'obstrucció de la immersió lingüística, etc. etc... i nosaltres, igual que la granoteta dins l'aigua a foc lent, no ens adonem de la genocida destrucció de Catalunya.

Ramon