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divendres, 14 de març de 2014

Les récentes déclarations de Louis Aliot…

La Fédération nord catalane du Parti Nationaliste Catalan s’interroge sur les récentes déclarations de M. Louis Aliot, candidat frontiste à la mairie de Perpignan.[1] Il déclare : « On doit avoir des relations avec ceux qui sont derrière la frontière. L’hôpital transfrontalier de Puigcerda est un bon exemple. Je suis favorable, mais à condition d’échanger sur l’économie plutôt que le folklore. Sur ce point, ça n’a rien apporté du tout car on ne parle pas plus catalan qu’avant. Aujourd’hui, la deuxième langue à Perpignan, ce n’est pas le catalan, mais l’arabe ».

Curieux revirement de la formation populiste sur la question ! M. Aliot semble avoir la mémoire courte. Ce n’est pas notre cas. Nous nous souvenons d’un communiqué publié sur Le blog d’information de la fédération du Front National 11 du samedi 13 décembre 2008, signé par Alain Jamet (alors responsable régional du FN) sous le titre : « Il n’y a plus de Pyrénées ».[2]

Nous reproduisons ici l’intégralité de ce communiqué pour dévoiler la réalité des promesses de campagne et sur les positions historiques du FN à propos de la Catalogne.

Apparemment pour Louis Aliot, la langue catalane ne se résume qu’a un simple folklore. Les dix millions de locuteurs de notre langue apprécieront… Nous pensons en particulier aux membres d’associations et aux passionnés de nos traditions qui se battent chaque jour contre le raz-de-marée mondialiste pour préserver notre identité.

Il est certain que la triste situation du catalan dans notre région est le fait de plusieurs siècles de répression monarchiste puis jacobine (parfois aussi la cupidité et de la bêtise de certains notables…). Dans notre département, il existe un consensus des groupes jacobins et une omerta à toute épreuve ! Toute initiative en faveur de la langue est immédiatement minimisée, passée sous silence et réduite à néant.

Selon l’Enquesta d’usos lingüístics a la Catalunya Nord (2004), 43,7 % des habitants du département veulent que leurs enfants apprennent le catalan en classe. Comment alors se fait-il qu’il faille au minimum deux ans de liste d’attente pour inscrire ses enfants dans une école d’immersion catalane ? Nul n’ignore que le niveau scolaire y est très bon, voire meilleurs que le cursus français. La demande explose. Folklore alors ? Certainement pas ! Il existe une volonté délibérée d’éradiquer les derniers bastions identitaires catalans par l’asphyxie financière et l’immobilité des autorités. Il y a encore une vingtaine d’année, dans chaque village, le catalan était une langue sociale. Le vieillissement de la population, le manque de moyens de transmission et le grand remplacement de population a fait son œuvre… Alors M. Aliot, maître des formules à éclats, nous ne sommes pas dupe de vos sophismes lorsque vous affirmez : « on ne parle pas plus catalan qu’avant ». Apparemment les seules préoccupations de Louis Aliot pour notre pays sont seulement d’ordre économique. Ces préoccupations ne sont, certes, pas négligeables, mais elles ne doivent jamais prendre le dessus sur notre identité nationale.

Le PNAC n’est évidemment pas un parti hystéro-FN, contrairement à d’autres qui en font leur fond de commerce faute de mieux… Il entend continuer à dénoncer ceux qui poursuivent une politique jacobine ainsi que leurs compagnons de route y compris les « catalanistes » trop complaisants.

Perpignan, le 14 mars 2014





Louis Aliot au webc@fé de l'Indépendant ce lundi 10 mars.(Photo par PHILIPPE ROUAH)
[1] Dans L’Indépendant du mardi 11 mars 2014, page 3.



Communiqué d'Alain JAMET
« Il n’y a plus de Pyrénées »

Nous apprenons la naissance, le 21 novembre dernier, de l’Eurodistrict. Sous la houlette du Président du Conseil Général des P.-O. et du Vice-président de la Generalitat de Catalogne, cette nouvelle structure transfrontalière (parrainée par la Préfecture de Perpignan) entend effacer les Pyrénées et mener désormais une politique de gouvernance transfrontalière… « 350 ans après qu’on nous ait séparé, la Catalogne renaît entière », ont déclaré les deux compères.
Le Front National dénonce cette démarche qui met en danger l’unité de la République. Il s’étonne de la présence, dans cette réunion, d’un représentant de l’Etat.
Cette instance qui prétend « à une personnalité juridique et à une autonomie financière » ne peut exister sans la complicité des pouvoirs publics. Si l’on peut admettre une coopération entre les deux Régions, elle ne peut se faire que dans le cadre de nos institutions nationales. Que ces apprentis sorciers comptent sur notre vigilance pour nous mettre en travers de cette funeste démarche.